Le 20 décembre à l'île de la Réunion, la fête de l'abolition de l'esclavage.
La Révolution française abolit l'esclavage en 1794 mais les colons de La Réunion refusent d'entériner cette décision qui les ruinerait et renvoient les commissaires de la République venus faire appliquer la loi. Le rétablissement de l'esclavage en 1802 destiné à relancer l'économie des colonies est accueilli avec soulagement. En 1834, l'Angleterre met fin à l'esclavage dans ses colonies. Les esclaves des îles voisines – Maurice et les Seychelles – sont libres. Ce n'est pas le cas des esclaves réunionnais qui doivent attendre la révolution de 1848. Le Commissaire général de la République, Sarda-Garriga, débarque le 13 octobre 1848 à l'île Bourbon, renommée île de la Réunion, et proclame l'abolition le 20 décembre 1848. Le jour même, environ 62 000 esclaves sont libérés dans le calme.
Au matin du 20 décembre 1848, Sarda Garriga affiche la proclamation 62 000 esclaves deviennent libres. Les esclaves pour fêter leur émancipation, n'ont pris qu'un jour de liberté, ils ont été enlever au marché le poteau où ils étaient fouettés.
Marronnage.
Le marronnage peut prendre diverses formes, de la simple fugue d'un esclave maltraité à l'organisation, dans les montagnes les plus reculées, de véritable camps avec abris permanents, terres cultivées, bétail, femmes et enfants.
La cause première de ce mouvement est avant tout la soif de liberté profondément enracinée, quoi de plus naturel pour un esclave de retrouver sa liberté, mais aussi à cause des conditions de vie des esclaves, mal logés, mal nourris, déracinés, vendus comme des animaux, humiliés, battus.
Chasse aux esclaves marrons
Le marronnage était impitoyablement réprimé.
Première tentative d'évasion : oreilles coupées et marquage d'une fleur de lys sur l'épaule.
Deuxième tentative : jarret coupé et seconde fleur de lys.
Troisième tentative : La mort.